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Hémiplégie : Principes de Rééducation

La rééducation de l’hémiplégie est multidisciplinaire, précoce, adaptée à chaque patient, et se déroule en des phases selon la récupération. L'objectif final : la meilleure autonomie possible.

La médecine fondée sur les preuves pose au médecin MPR le défi de justifier le choix de la technique, et de la standardisation des protocoles de rééducation. Dans le cas de l’hémiplégie, il existe différentes techniques de rééducation depuis le début du siècle, les plus répandues sont celles basées sur les concepts de développement neurologique (Bobath), de facilitation neuromusculaire proprioceptive (Kabat), et de réapprentissage moteur orienté vers la tâche (Schepherd et Carr).

En l’absence de traitement capable de restituer les neurones détruits par l’AVC, la rééducation demeure le seul moyen pour compenser et améliorer les fonctions altérées grâce à la plasticité cérébrale (remodelage des systèmes neuronaux) mise en évidence par les études de radiologie (IRM fonctionnelle, et Tomographie par Emission de Positron) et l’expérience clinique. Cette plasticité n’est pas absolue, et de ce fait la rééducation quelle que soit la technique a ses limites, surtout en cas de lésions étendues, mal situées ou survenues sur un cerveau « fragile ».

Chez l’être humain, l’influence du cortex cérébral sur le contrôle du mouvement et de la posture est importante, chaque activité réalisée exige un motif et une motivation, et génère parfois un plaisir. L’activité motrice et les fonctions cognitives sont indissociables, en effet, certaines lésions hémisphériques entraînent une paralysie controlatérale mais aussi une sous utilisation du côté non paralysé par anosognosie, troubles praxiques, ou apragmatisme. Inversement la restriction d’activité ou l’immobilisme prolongé entraîne des altérations de la représentation corticale aussi bien motrice que sensitive : l'immobilisation de la cheville d'une personne saine durant 4 à 6 semaines entraîne une diminution significative de la représentation corticale motrice des muscles de la jambe, cette diminution est proportionnelle à la durée d’immobilisation (Liepert et al. 1995).

héminégligence

Une lésion cérébrale déclenche des modifications physiologiques, pharmacologiques et anatomiques aussi bien aux alentours de la région lésée qu’à distance, même dans l'hémisphère controlatéral (Schiene et al. 1996 Furlan et al. 1996, Cramer et al.1997). La rééducation a pour but d’entretenir et d’encourager ces modifications grâce à des exercices précoces, adaptés, et le plus fréquemment possible. En plus d’une technique de rééducation de base, les nouvelles tendances sont celles du renforcement musculaire aussi bien du côté hémiplégique que du côté sain, la rééducation du membre supérieur par contrainte induite, la lutte contre le déconditionnement physique et biopsychosocial, l'entraînement de la marche (gait trainer), le biofeedback, la réalité virtuelle, et le réentraînement cardio-vasculaire à l’effort. En pratique, l’approche Bobath est encore largement utilisée même si certaines bases neurophysiologiques sur lesquelles elle s’est basée ne sont plus d’actualité. Les considérations économiques, et le souci d’une maîtrise des coûts de la santé et de rendement thérapeutique, s’accommodent mal avec une approche telle que celle de Bobath, dont les résultats sont longs à obtenir en comparaison avec les nouvelles techniques comme le réapprentissage moteur précoce et intensif (Langhammer B. Stanghelle J K. 2000).

neurone

En plus d’une kinésithérapie quotidienne et des séances d’orthophonie, un autre volet aussi important de la prise en charge consiste à adapter le domicile du patient à l'handicap, et à réapprendre les gestes quotidiens grâce à l’ergothérapie (thérapie dite aussi occupationnelle, elle aide les patients à réapprendre des gestes de la vie quotidienne : faire la cuisine, s’habiller, se laver, manger seul, utiliser efficacement un fauteuil roulant …etc.)

« L’apprentissage de l’immobilisme » surtout chez les personnes âgées, est une situation relativement fréquente après un accident de santé comme l’AVC, il s’agit d’une régression due en partie aux bénéfices secondaires, dans ce cas, le patient est passif et ne fait aucun effort pour participer à sa prise en charge, il préfère le lit.

ما يجب استيعابه

العيش بعد جلطة دماغية يعتبر بمثابة طي لصفحة حياة سابقة، ثم بداية التأقلم مع المحيط بشكل مختلف٠


A Retenir

Vivre après une attaque cérébrale c’est apprendre à vivre différemment. Des changements radicaux, sources de traumatisme moral, sont souvent à l’origine de dépression ou d’humeur triste qu’il faut impérativement traiter. La rééducation n’a pas à prouver son efficacité en cas d’hémiplégie, elle doit être précoce et multidisciplinaire.