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Toxine Botulique en MPR - التكسين بوتليك

En Rééducation, La Toxine Botulique est utilisée comme un traitement local de l’hyperactivité musculaire (ou spasticité), le but est d’améliorer une Fonction comme la marche en réduisant les déformations du pied, la préhension, le stockage et l’évacuation d’urine, ou d’obtenir le Confort du patient (réduire les fuites d’urines liés à l’hyperactivité de la vessie, permettre un chaussage confortable ou une meilleure ouverture de la main en vue d’une bonne hygiène, réduire les douleurs liées la mise en situation non physiologique de certaines articulations.

D’autres études sont en cours pour diversifier les indications thérapeutiques en Médecine Physique.

التكسين بوتوليك دواء معروف عالميا في إطار الطب التجميلي بخصوص علاج تجاعيد الوجه، إلا إن لهذا الدواء إيجابيات أخرى٠ فيما يخص الطب الفيزيائي، يستعمل هذا الدواء لعلاج العواقب العضلية المفصلية لأمراض الجهاز العصبي والمسالك البولية. يبقى أن تقنية الحقن تستوجب تكوين معمق و التكلفة الجمالية عالية بالنسبة للمواطن المغربي. للمزيد من المعلومات المرجو مشاهدة الفيديو المخصص لهذا الموضوع٠


Stratégie thérapeutique et technique d’injection :

En raison des contraintes multiples et surtout économiques imposées par l’utilisation de la TB à visée thérapeutique, la première étape pour un médecin de rééducation qui envisage de traiter l’hyperactivité musculaire gênante, est de s’assurer de la pertinence de l’indication, en ayant en parallèle les moyens recommandés pour évaluer l’efficacité de ce type de traitement.

Le premier outil d'évaluation est l’examen clinique dans un cadre multidisciplinaire, il faut préciser le souhait du patient et/ou de son entourage, expliquer l’objectif de l’injection et son déroulement, ne pas hésiter à réaffirmer les limites de ce traitement à savoir sa durée d’action et le fait qu’il ne permet aucunement de récupérer une paralysie définitive et stable, même s’il peut laisser croire à cet effet en démasquant une motricité faible et bridée par la spasticité des muscles antagonistes.
Il existe des moyens d’évaluation par questionnaires ou par appareils (vidéo caméra, plateau d’analyse de la marche, outils d’ergothérapie …etc.), une part de la subjectivité peut interférer dans l’évaluation du résultat thérapeutique, et elle est d’origine multiple.

Les injections se font lors d’une hospitalisation ou en ambulatoire, le patient ou son tuteur signe un consentement éclairé expliquant les modalités de ce type de traitement. Les injections de TB sont réalisées avec asepsie et sous guidage électromyographique pour être sûr qu’on se trouve au niveau ou au voisinage de la plaque motrice, en effet la paralysie induite par la TB est en relation directe avec la distance par rapport aux plaques motrices : une variation de 5 mm peut entraîner une différence d’effet de 50%.
La diffusion de la TB type A en intramusculaire est limitée à 1 ou 2 cm du point d’injection, elle est proportionnelle à la dose injectée. Aucune diffusion systémique ni encéphalique.

Produits couramment utilisés

En médecine physique on a recours essentiellement à la toxine botulique de Type A qui a une action supposée plus importante et plus durable que la toxine de type B.
Les produits classiques commercialisés en Europe et surtout en France sont :
- Botox® 50U et 100U, Toxine de type A du laboratoire Allergan.
- Dysport® 50U speywood, Toxine de type A du laboratoire Ipsen.
- Neurobloc® toxine de type B du laboratoire Zeneus-Pharma.
- Vistabel® 50U, toxine de type A du laboratoire Allergan.

Attention : les unités mentionnées sur les produits de laboratoires différents ne sont pas équivalentes (100 U Botox n’est pas égale à 100 U Dysport). Seul le médecin est en mesure de choisir la nature et le dosage du produit à utiliser en fonction de ses connaissances et de son expérience.
Ces produits sont conservés à l’abri de la lumière dans leurs flacons en verre et leurs emballages, au réfrigérateur à une température entre +2°c et + 8°c.

La dilution se fait avec du sérum physiologique Nacl 0,9%, 1 ml par 25 U Botox et 200 U Speywood de Dysport, des dilutions plus importantes auraient un effet plus marqué selon Gracies (2002) sur la spasticité du biceps brachial, mais Lee LR (2004) n’a pas rapporté de différencethérapeutique entre deux dilutions chez l’enfant IMC.


Les médicaments mentionnés dans ce chapitre sont donnés à titre d'information sans arrière pensée publicitaire, ni bénéfice financier. Le lecteur a forcement rencontré ces noms dans les médias en raison de leur utilisation en médecine esthétique (injections des muscles de la face pour traiter les rides).

Enfant avec Paralysie Cérébrale

Avant l’âge de 7 ans, le traitement de la spasticité par toxine botulique des membres inférieurs est une indication fréquente, il vise l’amélioration du confort et la qualité de la marche. Il s’agit souvent d’injections multi sites d’emblée dont il faut préciser l’ordre de priorité.

Fréquence d’utilisation : tous les 6 à 12 mois, en fonction de la durée d’action et de l’efficacité.
Parfois, on a recours à l’appareillage ou à l'électrostimulation après l'injection de toxine pour optimiser le résultat.

L’objectif des injections de toxine botulique chez les enfants IMC est de retarder les interventions tendineuses de la petite enfance, et de limiter l’importance du geste chirurgical à long terme, notamment sur les déformations osseuses.